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PARIS (AFP) - A la veille de discussions sur la création d'une 5ème branche de la protection sociale destinée à financer la dépendance, des représentants du secteur du handicap chiffrent leurs besoins à 117.000 places nouvelles sur cinq ans, pour un coût de plus de 10 milliards d'euros.
Cette analyse très fouillée, secteur par secteur, des besoins des quelque 6 millions de personnes handicapées en France a été réalisée par la Fegapei (associations gestionnaires d'établissements et services), qui l'a présentée à la presse mercredi.

S'il paraît élevé - on compte actuellement 370.000 places en établissements et services - le nombre de 117.000 places supplémentaires nécessaires (70.000 pour adultes et 47.500 pour enfants) "doit correspondre à la réalité", a confirmé à l'AFP Jean-Marie Barbier, président de l'APF (association des paralysés de France).

Les besoins se font sentir surtout, a souligné le directeur général de la Fegapei, Philippe Calmette, dans la prise en charge des autistes (24.000 places nécessaires) et polyhandicapés, de l'hébergement des travailleurs handicapés et des handicapés mentaux vieillissants.

"La durée de vie des handicapés tend à rejoindre celle des personnes ordinaires, c'est une bonne chose mais cela génère des besoins nouveaux", fait remarquer Philippe Calmette.

L'accompagnement des tout petits est aussi très insuffisant, dit-il, chiffrant à quelque 13.500 le nombre d'enfants handicapés mentaux de moins de six ans qui ont besoin d'accompagnement. Il rappelle que 80% des femmes qui ont un enfant handicapé cessent leur activité professionnelle.

"Plus l'accompagnement intervient tôt, plus l'adaptation à la vie sociale est facilitée, il ne faut pas rater ce moment-là", dit-il.

Le total des créations de places demandées représenterait un coût de fonctionnement de 4,4 milliards d'euros et d'investissement de 6,2 milliards.

Le financement par une 5ème branche de la protection sociale, souhaitée par l'ensemble des acteurs de la dépendance et dont la création a été confiée par Nicolas Sarkozy à Xavier Bertrand, ministre de la Solidarité, devrait faire appel à la solidarité nationale, défendent les associations.

La Fegapei, l'APF ou les Apajh (associations pour adultes et jeunes handicapés) sont favorables à une augmentation de la CSG, "la solution la plus juste puisque cela touche tout le monde", souligne Jean-Marie Barbier (APF).

Mais les associations veulent aussi, au-delà du financement, parler "équité" dans l'accompagnement des personnes handicapées.
 

"Le financement, les tarifs, le niveau de la prestation compensatoire du handicap doivent être garanties par une structure unique (la CNSA, Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie) pour corriger les inégalités entre départements et entre établissements", estime Philippe Calmette.

Selon lui, le financement d'un accompagnement d'une personne handicapée aujourd'hui peut varier du simple au triple.

"Il faut partir du besoin des personnes, alors qu'aujourd'hui, on donne une enveloppe et on dit : vous aurez tant de personnes à suivre", constate de son côté Jean-Marie Barbier.

Xavier Bertrand avait annoncé en juin qu'il réunirait "à l'automne" les acteurs du dossier de la dépendance pour discuter de la création d'un 5ème risque. Au ministère de la Solidarité, on indiquait mercredi qu'aucun calendrier n'était encore fixé.

 

Publié le: 05/09/2007 à 15:41:43 GMT Source : AFP

Education :
2 700 postes pour les enfants handicapés

Xavier Darcos, Xavier Bertrand et Valérie Létard ont annoncé, le 8 août, plusieurs mesures pour accompagner et renforcer la scolarisation des enfants handicapés dès la rentrée 2007.
Le nombre d’enfants handicapés intégrés dans les établissements classiques est passé de 89 000 à 160 000 en cinq ans. Pour faire face, le ministre de l’Education nationale a présenté un plan d’action créant 2 700 postes supplémentaires d’auxiliaires de vie scolaire. Leur mission : accompagner individuellement les enfants et les aider à suivre une scolarité ordinaire.

A cette mesure de recrutement s’ajoute la création de 200 unités pédagogiques d’intégration (UPI), annoncée le 18 juin, à Bordeaux, par Xavier Darcos. Ces créations portent leur total à 1 199 à la rentrée 2007, l’objectif étant d’atteindre les 2 000 à l’horizon 2010. Les UPI, classes spécialisées dans l’accueil des enfants handicapés au sein des établissements, ont scolarisé 9 500 élèves en 2006-2007.

Un droit opposable

Pour assurer, enfin, la préparation ou l’intégration scolaire des enfants handicapés dans un établissement spécialisé, Xavier Bertrand et Valérie Létard, annoncent, pour 2007, 1 250 places supplémentaires de services d’éducation spéciale et de soins à domicile.

L’ensemble de ces mesures répond à un besoin réel et fait suite à la demande du président de la République d’instituer un droit opposable à la scolarisation des enfants handicapés. Un point sur ce plan d’action sera fait avant la rentrée avec les acteurs en charge du handicap.

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Handicap et élections

Ils sont congolais, musiciens et handicapés et menacent de traîner la force de maintien de la paix de l’ONU devant les tribunaux. Dans leur clip devenu un véritable tube, les huit musiciens dansaient la rumba dans leur chaise roulante, appelant les Congolais à voter pour un avenir meilleur. “Allez tous voter, allez vous faire enregistrer”, passé en boucle à la radio et à la télévision, a été largement entendu par les électeurs. Dans un pays comptant un tiers d’analphabètes, 70 % d’entre eux se sont rendus aux urnes. Seul hic : les musiciens n’ont perçu que 50 dollars chacun, écrit la BBC. “C’est grâce à notre chanson que les gens sont allés voter, mais la MONUC ne nous a pas payés, et on est toujours forcés de mendier et de dormir dans la rue, c’est de l’esclavage”, s’insurge Nzale Makembo, leader du Staff Benda Bilili, qui réclame 100 000 dollars de royalties. La MONUC confirme son implication dans la réalisation du clip, mais assure n’avoir fourni qu’un “soutien technique”, et estime ne pas avoir à payer de droits. Le budget de fonctionnement de l’organisation est de plus de 1 milliard de dollars par an, précise la BBC.


 
 
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