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L'existence des Maisons départementales du handicap menacée par de graves incertitudes financières
 Les maisons départementales pour les personnes handicapées (MDPH) sont mal en point. Incertitudes financières et instabilité des personnels menacent la continuation de leur activité. En juin, les MDPH du Finistère, de la Seine-et-Marne et de Paris ont juridiquement acté les dettes que l'Etat a contractées envers elles. Celle des Ardennes l'a assigné au tribunal administratif. "Jamais les maisons n'ont été aussi en danger", écrit Véronique Dubarry, présidente de la MDPH de Paris.
Instituée en grande pompe dans le cadre de la loi handicap du 11 février 2005, voulue par l'ancien président de la République, Jacques Chirac, ces maisons constituent dans chaque département le "guichet unique" auprès duquel toute personne handicapée peut faire valoir ses droits.

Elles regroupent les compétences des anciennes commissions départementales de l'éducation spéciale (CDES) et celles des commissions techniques d'orientation et de reclassement (Cotorep). Les MDPH gèrent les prestations compensation handicap et les différentes aides. Elles ont vocation à offrir un projet de vie individualisé à toute personne handicapée.

"Leur création a été un moment important pour nous, car on espérait enfin que nos démarches allaient être simplifiées", raconte Christelle Deschepper, maman de Rachel, 12 ans, handicapée moteur.

L'espoir suscité par ces maisons est quelque peu douché devant la multitude des dysfonctionnements : stocks de dossiers en attente d'être instruits, personnels non formés, permanences téléphoniques qui ne répondent pas...

"GRANDE DISPARITÉ"

Dans un rapport publié le 24 juin, les sénateurs Paul Blanc (UMP) et Annie Jarraud-Vergnolle (PS) mettent en cause les dysfonctionnements du nouveau dispositif. Côté finances, les parlementaires soulignent la "grande disparité des situations entre les départements", avec une part de l'Etat qui peut varier de 12 % à 67 %, amenant les conseils généraux à compenser le manque financier. Cela pose "la question de l'équité de traitement sur tout le territoire ", pointe M. Blanc.

En 2008, les dépenses de fonctionnement des MDPH se sont élevées à 230 millions d'euros dont 75 % pour le personnel. "Certains postes que l'Etat s'était engagé à mettre à disposition n'ont été ni pourvus, ni compensés, ce qui fragilise la situation financière de la plupart des MDPH", explique la sénatrice Jarraud-Vergnolle.

En juin, la situation a été critique pour la MDPH de Paris : "Pendant 31 jours, nous avons eu la trésorerie bloquée, indique Nicolas Cholet, responsable. Nous ne pouvions plus passer de commandes d'un montant supérieur à 1 000 euros."

A ces aléas financiers s'ajoute une hétérogénéité des statuts du personnel. Fonctionnaires placés en détachement, agents contractuels de droit public, salariés de droit privé... "Nous avons compté jusqu'à huit statuts différents", s'agace M. Blanc. Cette diversité crée des complications de "management". Les fonctionnaires mis à disposition par l'Etat peuvent, en outre, demander à revenir dans leur administration d'origine quand ils le souhaitent, entraînant une vacance de postes que les MDPH "n'ont souvent pas les moyens de remplacer".

Le 31 juillet, un versement de 10 millions d'euros a été annoncé par la secrétaire d'Etat à la famille et à la solidarité, Nadine Morano, qui tient là un engagement pris par sa prédécesseure, Valérie Létard. En avril, la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), qui gère l'argent collecté par la Journée pour la solidarité, avait déjà injecté 15 millions d'euros supplémentaires dans le dispositif.

Pour certaines associations, c'est encore "nettement insuffisant". "Si l'Etat voulait démontrer que le handicap est bien pour lui une priorité, il tiendrait tous ses engagements financiers", s'indigne Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France.

Amélie Poisson

Source : http://www.lemonde.fr

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La Légion d'honneur décernée à Mme Brigitte Idziak

Écrit par 0670267651@orange.fr le 03-07-2008

Par décret du Président de la République en date du 30 janvier 2008, pris sur le rapport du Premier ministre et des ministres et visé pour son exécution par le grand chancelier de l’ordre national de la Légion
d’honneur, vu les déclarations du conseil de l’ordre portant que les présentes promotions et nominations sont faites en conformité des lois, décrets et règlements, Madame Brigitte IDIZIAK a été nommée pour prendre rang de Chevalier à compter de la date de réception dans son grade.

Eléments d’information
Madame Brigitte IDZIAK, ancienne avocate aux barreaux d’Hazebrouck et de Lille, ancienne Présidente et actuelle vice-Présidente du Groupement pour l’Insertion des personnes Handicapées Physiques (GIHP National), se verra remettre les insignes de Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur le samedi 12 juillet 2008, à 16h, Beffroi d’Arras, en la salle Robespierre.

Madame Idziak, de par son expertise en droit, sa grande connaissance des personnes handicapées, a pris une part active à l’élaboration de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Par ailleurs, durant ses six mandats à la tête du GIHP, de grandes avancées ont pu être effectuées dans la reconnaissance et la prise en charge des personnes handicapées sur le territoire national. En pleine période de Conférence Nationale sur le Handicap, qui s’est tenue le 10 juin 2008, la nomination de Madame Brigitte Idziak prend tout son sens.
Cette cérémonie sera en parallèle l’occasion de donner un coup de projecteur sur le Groupement national pour l’Insertion des Personnes Handicapées, qui fut d’ailleurs en 1964 l’initiateur du transport adapté en France.

Source : http://www.categorynet.com

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Dèche-sur-Mer, villégiature d'été du collectif
"Ni pauvre, Ni soumis"

Rédigé par Pierre Bardina

Depuis plusieurs mois, le collectif réclame la création d’un "revenu d’existence égal au moins au montant du SMIC brut". Le 29 mars dernier, il avait organisé une manifestation nationale à Paris sur la base de cette revendication, défilé qui avait mobilisé entre 16.500 et 35.000 personnes à Paris, selon les sources. "Cet été, une seule destination possible: la Dèche-sur-Mer!", écrit le collectif dans un communiqué diffusé mardi. "Ni pauvre, Ni soumis" annonce la lancement d’une "grande campagne d’envoi de cartes postes ’Vacances à la Dèche-sur-Mer’ au président de la République pour lui rappeler que cet été encore, des centaines de milliers de personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante sont privées de vacances". Le collectif rappelle que ces personnes "ne pouvant pas ou plus travailler (...) sont condamnées à vivre toute leur vie sous le seuil de pauvreté et ne peuvent déjà pas assumer le quotidien". Il déclare qu’il fera preuve "d’une extrême vigilance quant à la réalité du retrait" de la mesure proposée par la direction de l’Assurance maladie de ne plus rembourser que certains médicaments pour les personnes en Affection de longue durée (ALD). Enfin, le collectif estime "qu’à l’heure où le SMIC est augmenté de 0,9%, l’Allocation adulte handicapé, elle, ne progresse pas". Le 10 juin dernier, lors de la première conférence nationale du handicap à Paris, Nicolas Sarkozy avait annoncé la construction de 50.000 places en établissements spécialisés "en cinq ans". Il avait par ailleurs annoncé que le mécanisme permettant le cumul de l’allocation adulte handicapé (AAH) d’un montant de 628 euros et les revenus du travail serait revu "dans la prochaine loi de finances" qui sera votée avant la fin de l’année. La plupart des associations avaient fait part de leur déception, estimant notamment être "restées sur leur faim".

Source : http://www.andy.fr


 
 
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