J’ai
longtemps
hésité à
publier cette
note : il
est des
questions
qui fâchent
vraiment
sans que
l’on puisse
s’en
consoler par
quelques
traits
d’ironie,
d’humour ou
de
dérision….
Il est des
personnes
que l’on ne
critique pas
sans
scrupule.
Et il est
des sujets
pour
lesquels
l’intelligence
de la
lecture
compte plus
que celle de
l’écriture :
la qualité
d’un
« message »
dépend aussi
des qualités
des
« récepteurs »…
Mais je
franchis le
pas : faire
de la
« politique
d’une autre
façon »
c’est aussi
se montrer
exigeants
envers ses
propres amis
politiques.
Le
sujet qui
m’inspire
ces quelques
remarques
préliminaires ?
Une question
simple :
Comment un
débat
intéressant
sur un sujet
important
lancé avec
lucidité,
pertinence
et courage
par les dna
peut-il être
ainsi
détourné de
son but par
l’un de ceux
qui aurait
dû être le
premier à
s’en
réjouir, et
pas
seulement
par un post
de
remerciement
qui sonne
comme une
excuse à un
post de
posture
politicienne?
Sous
un titre un
peu
provocateur
(et c’est
bien),
«Accessibilité : Faut-il
des élus en
fauteuil
roulant ? »,
les
dna
tentent de
lancer un
débat (ou
plutôt
relaient un
débat lancé
par
l’association
« Handicap :
Agissons
ensemble »)
avec la
participation
de
l’excellent
Michel
Krieger qui
a été élu
municipal.
C’est le
type de
débat qu’il
faut
multiplier,
en effet.
Tant restent
grands, en
France (et à
Strasbourg
en
particulier),
les retards
dans
l’application
des
recommandations
du Conseil
de l’Europe
et des
suggestions
de bien des
organismes
en la
matière…
Je me
souviens
(privilège
de l’âge !)
de
discussions
avec un
adjoint au
maire de
Strasbourg
dans les
années 70
sur
l’inadaptation
des
trottoirs
de la
Ville : « Mais
tu n’y
penses pas.
Cela
reviendrait
trop
cher !»…
Il
en a fallu
du temps
pour
qu’enfin
cette
métropole de
l’Europe
accepte de
mettre des
plans
inclinés
conformes à
ce qui se
faisait
depuis
longtemps
dans
l’Europe du
Nord et à ce
que
préconisait
le Conseil
de l’Europe
dont on est
si fier mais
dont on suit
si mal les
travaux… De
même, je me
souviens des
discussions
interminables
au sein de
l’Union
européenne
pour que les
ascenseurs
neufs soient
adaptés aux
nécessités
les plus
évidentes :
plus de
trois
décennies de
tractations
avant un
accord
(négocié par
Nicole
Fontaine,
pour être
précis).
Juste avant
de lire la
note
du blog des
dna
je
m’interrogeais
avec la mère
d’une
handicapée
sur l’état
des
immeubles
strasbourgeois
(anciens et
…neufs) en
termes
d’accessibilité !
Il reste
tant à
faire. Dans
le privé et
dans le
public ! Et
dans ce
domaine plus
que dans
d’autres
encore, le
décalage
entre les
promesses
électorales
et les
actions
concrètes
est si
flagrant et
si
scandaleux
qu’il faut
effectivement
secouer
sérieusement
le cocotiers
des
habitudes,
des paresses
et des
hypocrisies…
En
cela, le
titre provo
de la locale
des dna
pouvait
avoir un
coté
salutaire.
Pour les
handicapés
dans la
cité, les
gens à
mobilité
réduite dans
la ville, et
pour les
responsables
des
collectivités
qui doivent
développer
de nombreux
efforts en
faveur de
celles et de
ceux qui ne
bénéficient
pas de
toutes les
facilités de
mobilité. Ou
de
perception,
ou
d’expression,
ou de
réflexion,
ou d’action,
ou de
logement, ou
de soins,
car les
« handicapés »
ne se
réduisent
pas aux
« personnes
à mobilité
réduite »
Mais
d’entrée, en
fonçant tête
baissée dans
la colonne
« « commentaire »
avec cette
soif de
« communiquer »
devenue
maladive
chez les
politiciens
apprentis ou
avertis, un
« homme à
fauteuil »
a faussé
l’objet même
du forum.
Dommage.
Marc
Merger
(puisqu’il
s’agit de
lui, sous le
pseudo de
marc1 et
sous sa
propre
signature) a
des
ambitions
politiques.
C’est son
droit. Je
suis même de
ceux qui l’a
encouragé à
en avoir :
il a des
qualités
incontestables,
même si je
ne le
connais pas
suffisamment
pour avoir
testé celle
qui devrait
le plus
compter si
l’on veut
vraiment
« faire de
la politique
autrement »,
cette
« honnêteté
intellectuelle »
bien trop
rare.
Mais
ambition
s’autodétruit
souvent en
devenant
prétention.
Et les
meilleures
des
intentions
ne font pas
de tout
rêveur un
prétendant à
la
Présidence
de la
République…
Surtout
quand on a
l’humeur
versatile et
l’esprit
plus
influençable
qu’ouvert.
Il
ne s’agit là
que d’une
réflexion
générale qui
trouve ici,
et bien
malgré moi,
une
illustration
particulière.
Comme celle
qui suit
d’ailleurs :
«l’autodistrimination
positive »
(teintée
d’un
exhibitionnisme
impudique)
manifestée
par Marc1
nous ferait
entrer dans
une logique
communautariste,
dans un
engrenage de
quotas en
tout et pour
tout et dans
des calculs
qui feraient
oublier que
l’intérêt
général à
servir n’est
pas que la
somme des
intérêts
particuliers.
Je suis
d’autant
plus étonné
et attristé
par les
réflexes de
Marc1 que je
l’avais
apprécié en
l’entendant
dire et
redire
qu’il ne
voulait en
aucun cas
que son
fauteuil
roulant soit
exploité
d’une façon
compassionnelle
ou autre
dans ses
engagements
politiques.
Il a eu même
l’air
offusqué
quand on lui
a proposé le
plus
logiquement
du monde de
faire sur
les
questions
d’accessibilité
et de
mobilité en
ville des
propositions
susceptibles
d’améliorer
les choses.
Comme si des
expertises
faites dans
des
enceintes de
réflexions
devenaient
moins nobles
en se
transformant
en
propositions
concrètes,
sur le
terrain.
Il
faut croire
que la
perfectibilité
de la
personne
humaine est
souvent
contrariée
par la force
de son
imperfectibilité
intrinsèque…Cela
n’est pas
nouveau et
ne dépend en
rien des
degrés de la
mobilité des
uns et des
autres.
Comme le
poids des
paroles
données,
d’ailleurs.
Mais il
s’agit là
d’un autre
problème que
Marc connaît
(déjà) trop
bien : celui
des
ralliements
et des
reniements,
des
engagements
et des
retournements.
Des paroles
données et
reprises,
bref, de ce
qui fait
faire de la
politique
non
« autrement »,
mais trop
classiquement.
Daniel RIOT







